Les voeux d’Enfants-Soleil pour 2017

(actualisé le ) par Gérard

Madame, Monsieur, Chers parrains et marraines, chers adhérents,

J’ai entendu un jour cette histoire : « Un homme, tous les jours, depuis des années, brandit une pancarte devant un palais présidentiel. Il y revendique, devant ce lieu de pouvoir, la paix dans le monde, plus de justice et de solidarité, etc.
Vient à passer un journaliste qui lui pose cette question : « Croyez-vous toujours pouvoir changer le monde ? »
« Non, répond l’homme, je m’assure seulement que le monde ne me change pas ».

Qui que nous soyons, nous aimerions bien encore croire au Père Noël et vivre comme les petits enfants dans la certitude de la féérie du monde. Nous savons bien, pour peu que nous soyons un peu curieux, qu’il n’en est rien. Est-ce une raison pour se désespérer, pour se réfugier dans l’indifférence ?

"L’esclave sous le fouet se révolte, et, battu,
Fuit dans l’ombre, et demande à l’enfer : Me veux-tu ?
Etonnez-vous après, ô semeurs de tempêtes,
Que ce souffre-douleur soit votre trouble-fêtes !" (Victor Hugo

Les paysans de Verrette devant le désastre de leurs terres, détruites par le cyclone Matthew.

Au-delà des petits égoïsmes qui sont notre lot quotidien,(nous sommes faibles, après tous, comme tout être humain), au-delà de la lassitude toujours possible, des questions que l’on peut se poser, je pense que le moteur, l’énergie commune, qui nous conduit à sortir de l’indifférence, est le sentiment profond d’indignation, de révolte devant le spectacle terrible de la misère des enfants, de l’injustice qui les broie.
Je crois aussi que ce sentiment universel unit les femmes et les hommes, les enfants qui vivent sur cette terre, et que c’est cela qui fabrique l’édifice, comme des millions de pierres soudées, que l’on nomme l’Humanité. L’espoir ne meurt jamais.
Gérard Renard.
Tous mes membres de l’Association vous souhaitent un bon Noël et une heureuse année 2017.